home
contact
back

Miço Kendes est né en 1966 dans une famille kurde du nord de la Syrie, à la frontière turque. Il dit de lui-même qu'il a commencé à chanter en apprenant à parler. Sensible très jeune à toute expression musicale, il s'abreuve aux veillées de contes, de chants et d'épopées qui se tenaient dans la maison familiale, des rencontres animées par un conteur-chanteur, un barde dirait-on sous d'autres cieux. Ces récits, en majorité épiques, ont forgé l'imaginaire de Miço Kendes. 

Il a aussi abondamment "appris" de sa grand-mère qui chantait des histoires fantastiques sans fin, transmettant ainsi ce qui constitue la "tradition orale" des Kurdes de cette région.  

Dès l'école primaire, il saisit toute occasion de faire entendre sa voix : concours de chants, fêtes locales… il chante alors en arabe et en kurde, au gré des circonstances. Il apprend – en autodidacte – à jouer du tamboura et du bouzouk, deux instruments traditionnels à cordes pincées. Il maîtrise aussi le chant en arabe, et a appris à jouer du luth. Les musiques turques et persanes lui sont familières.

Son cursus scolaire le menant à Alep, il en profite pour approfondir sa formation musicale, essentiellement au travers de cours privés auprès de musiciens confirmés. Il participe à de nombreuses activités musicales, chante comme soliste dans une chorale, anime des rencontres musicales universitaires et publie des articles sur la musique. A la recherche de sources authentiques, il déniche des enregistrements de chanteurs aussi traditionnels qu'inconnus et presque délaissés. Il recense des centaines de chansons traditionnelles kurdes, dont les rares enregistrements disponibles sont vieux et médiocres. Si Miço Kendes s'intéresse à son patrimoine musical, c'est précisément pour mettre sa voix magnifique au service de cette mémoire populaire. Sa maîtrise des techniques vocales propres à sa région lui permet d'aborder des registres diversifiés. Ainsi, il est parfaitement à l'aise dans plusieurs répertoires traditionnels. Il chante également ses propres compositions, sur des poèmes modernes dont il est parfois l'auteur.

Il enregistre un disque de chants traditionnels et populaires kurdes, d'auteurs souvent inconnus, dont il donne une interprétation personnelle fidèle à ses racines culturelles (Memê Alan, Amori, Lausanne, 2001). 

Il donne ensuite plusieurs concerts en Europe et aux Etats-Unis, entre autres :
Festival Nuits Atypiques (France)
Festival San Francisco World Music (USA)
Festival Stimmen (Allemagne)
Festival Bidasoafolk (Espagne)
Festival Notes d’Equinoxe (Suisse)
Festival Autres Rivages (France)
Festival Aux heures d’été (France)
Festival musique spirituelle (Tunisie)
Théâtre de la Ville - Paris (France)

Il participe à des émissions de télévision et de radio. Plusieurs articles lui sont consacrés dans la presse.

Il se produit accompagné par ses musiciens : qanoun, violon, bouzouk, daf (percussion), balaban (flûte). Il peut aussi s’accompagner lui-même au bouzouk, avec un percussionniste.

Tous les artistes résident en Europe:

Hussein Zahawy est né en 1980 dans un milieu soufi et musical au Kurdistan Iraqien. Il a passé son enfance en Iran où il a appris à jouer du daf dès l’âge de trois ans, puis d’autres percussions. Ouvert aux expériences musicales et aux rencontres, il perfectionne sans cesse son jeu et participe à des formations d’horizons variés. Il a composé des pièces pour le daf et il a étudié l’ethnomusicologie à l’université de Londres. Il a de nationalité britannique, il vit à Londres.

 Abbas Bakhtiari est né en 1957 à Bandar Shapour, dans le sud de l'Iran. Initié par son père à la musique traditionnelle persane, il a appris les techniques du tambour zarb auprès du maître Hamdawi. Installé à Paris depuis 1983, il s'est perfectionné dans le chant avec Hossein Omoumi et Shahram Nâzeri. Depuis 1990 il pratique et enseigne le tambour daf qu'il a appris avec Ardechir Kamkar et Ardechir Fahimi. En 1990 il fonde à Paris le Centre Culturel Pouya qu'il dirige depuis lors.

Kemal Ceylan est né en 1975 à Erzincan en Turquie (nord du Kurdistan). Il a deux ans quand sa famille s’installe à Istanbul. La musique est un héritage familial puisque son grand-père, son père, son frère et de nombreux parents sont musiciens. Après une scolarité complète à Istanbul, il entre au Conservatoire national de musique turque, où son instrument principal est le balaban. Il consacre son mémoire de diplôme à la danse. Parallèlement à ses études, il exerce son activité de musicien et de danseur, enseigne ces deux disciplines et participe à de nombreux concerts et spectacles. Après ses études en Turquie, il part en Allemagne pour se perfectionner. Il accompagne de grands artistes sur les scènes européennes. Il vit à Cologne depuis plus de quatre ans et se produit régulièrement dans différentes formations.

Farouk Soran est né en 1967 à Rawandoz, au Kurdistan d’Iraq. Il obtient en 1988 le diplôme de l’institut des beaux-arts de Mossoul, section Musique, où il a étudié le violon.
Il participe à la création de l’institut des beaux-arts du Kurdistan d’Iraq. Il vit en Hollande depuis 1996, et travaille à la télévision kurde RojTV. Il accompagne les plus grands artistes kurdes, au Kurdistan et à l’étranger. Il est membre de l’union des artistes iraquiens et de l’union des artistes du Kurdistan. Il a la nationalité néerlandaise.

Goran Kamil est né en 1971 à Suleimaniye, au Kurdistan d’Iraq. Il a commencé la musique dès son enfance, puis est entré à l’institut des beaux-arts, section Musique, où il a étudié le violoncelle. Il a obtenu le diplôme de l’institut en 1992.
Durant ses études, il constitue un groupe de jeunes musiciens, puis il participe, en 1991, à la création de l’orchestre symphonique du Kurdistan à Hawler. Il participe ensuite à la création de l’orchestre symphonique de Suleimaniye.
De 1993 à 1997, il enseigne à l’institut des beaux-arts, avant de partir pour l’Europe où il participe à la création du groupe « Agiry Zindû ». Il présente de nombreux programmes d’enseignement de la musique pour les télévisions kurdes (MedTV, MedyaTV, RojTV) où il travaille jusqu’à ce jour. Il réside en Hollande. Il travaille également comme compositeur et arrangeur et joue du luth.

  Ehmedê Çep est considéré comme un des piliers incontournables de la musique kurde en Syrie, où il est né en 1965.
Il commence à composer  des pièces pour instruments et pour la voix en 1980.  Son talent dans ce domaine l’amène à un premier enregistrement de ses œuvres en 1986. Les années suivantes, il se consacre à de très nombreuses compositions et interprétations. Il recherche l’évolution de son instrument de prédilection, le bouzouk, en lui  ajoutant des cordes supplémentaires afin d’en étendre le registre  musical. Il vit au Danemark.
Le style d’Ehmedê Çep se caractérise par  sa virtuosité, sa finesse et sa profondeur.  Comment échapper  à la tristesse  infuse qui hante ses œuvres comme elle habite la plupart de ses compatriotes ? Sa  maîtrise de l’instrument l’autorise à jongler avec les maqams tout en empruntant aux pièces populaires fraîcheur et spontanéité. 
Des musicologues de divers pays ont sollicité Ehmedê Çep pour parler de son art. Ces rencontres ont souvent abouti à l’enregistrement de compositions en vue de leur étude et de leur analyse.
Une des œuvres d’Ehmedê Çep figure dans la Discothèque du Kurdistan d’Iraq.